5
Défense
Le gilet anti-drones des Spetsnaz
Le gilet anti-drones des Spetsnaz

| Yannick Genty-Boudry

Le gilet anti-drones des Spetsnaz

La jeune société russe Zala a présenté au salon Army2020 une innovation qui pourrait bien venir perturber le marché des systèmes anti-drones, et s’intégrer rapidement à la tenue des forces spéciales russes.

Spetsnaz

Le Zont (parapluie en russe) présente tous les aspects d’un gilet pare-balles, mais il est en fait doté d’un émetteur alimenté par une batterie qui brouille les systèmes de localisation par satellite qui sont utilisés par les drones. Et ce tant pour le système GPS ou Galileo, que Glonass ou Beidou. D'un poids de seulement 800g tout équipé pour une autonomie de 6h , il opère sur un rayon de 2 km. Enfin, pour répondre à l'hétérogénéité des théâtres d'opérations des spetznaz son fonctionnement est garanti de -40 à +50°C. Après la présentation d'un premier prototype en 2018 aux forces armées russes, le Zont serait actuellement expérimenté sur un théâtre extérieur.  

Politique Produit

C’est en raison du nombre de pertes humaines occasionnées par les drones kamikazes employés sur le front syrien, que la société Zala, filiale du groupe Kalachnikov et fournisseur attitré des forces spéciales russes, a développé au cours des trois dernières années une gamme de produits destinée à neutraliser les données de localisation par satellite. Zala a tout d’abord lancé les fusils anti-drones Rex-1 et 2, mais comme toutes les solutions occidentales analogues ces produits nécessitent de visualiser avec précision la menace, de mobiliser plusieurs opérateurs pour couvrir toutes les directions, et d’être inefficace en cas d’attaque par saturation. Aussi en complément du Zond, Zala a réalisé à la demande des forces spéciales russes un mini-drone, le Zala 421-16E, qui brouille pendant plusieurs heures les liaisons de données et les signaux de navigation par satellites dans une sphère de 5 km autour d'un commando.

Reportage Spécial

Des drones de reconnaissance au UCAV, des pods ISR aux systèmes anti-drones, la Russie réalise actuellement un retour spectaculaire dans le domaine des plateformes non pilotées comme l'a démontré le dernier salon Army2020 qui s'est déroulé fin août à Kubinka dans la banlieue de Moscou. Un reportage complet y sera consacré dans le numéro d'Air&Cosmos qui sortira le 25 septembre 2020.

 

 

Répondre à () :


Captcha
Valéry | 18/09/2020 23:16

Mouais... il y a suffisamment d’accéléromètres, de capteurs de champ magnétiques, de gyroscopes, j’en passe... dans n’importe quel drone CIVIL pour maintenir une trajectoire sur 2 km en cas de perte des références GPS... il suffit de modifier légèrement leur programmation... j’ose espérer que nos drones militaires sont d’un meilleur niveau. Même ma vieille 508 sait me guider dans les tunnels de La Défense à Paris... ;)

HBS | 19/09/2020 15:19

'

John | 19/09/2020 20:19

Essayer donc sur une trajectoire de 2mn sur parcours pre etabli sans gps sur le top du top du drone un mavic pro et regardez le resultat.

Ioni | 20/09/2020 07:56

Visiblement les russes ne savent pas qu'un drone peut être dirigé autrement que par GPS, la prise de contrôle directe par un opérateur au sol par exemple, ou encore la navigation par compas et horloge

| | Connexion | Inscription