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Défense
Le général Mandon : itinéraire d'un haut potentiel de l'Armée de l'Air
Le général Mandon : itinéraire d'un haut potentiel de l'Armée de l'Air
© Minarm

| Jean-Marc Tanguy

Le général Mandon : itinéraire d'un haut potentiel de l'Armée de l'Air

Deux postes sont essentiels aux Armées : celui de chef de l'état-major particulier de l'Elysée et celui de chef du cabinet militaire au ministère des Armées.

Un aviateur succède aux marins

On le sait, le premier, stratégique notamment pour les SN3G et le(s) futur(s) porte-avions, reste dans la marine, confié à Jean-Philippe Rolland, un ancien pacha du Charles-de-Gaulle. Tout aussi stratégique, celui de chef du cabinet militaire du ministre des Armées passe de la Marine (que l'amiral Pierre Vandier va commander/ndlr) au général Fabien Mandon, dont le nom était jugé favori depuis plusieurs semaines. La Marine perd donc ce deuxième poste, que l'Armée de Terre ne remporte pas, malgré un candidat retaillé (le général Pierre Schill). Le général Mandon est un chasseur. Il est nommé dans une succession de marins (François Dupont, Xavier Païtard, Pascal Ausseur, Jean Casabianca, Pierre Vandier) qui auront régné 14 ans sur le poste, que deux aviateurs (Denis Mercier, Antoine Noguier) avaient interrompu brièvement, entre 2010 et 2014.
 

Du BPlans au COCA

La nomination de l'impétrant n'était plus une surprise depuis que quelques petits cailloux avaient été semés ici ou là. On peut citer entre autres, le positionnement de l'un pour lui succéder dans son poste actuel (il ne prendra que le 1er septembre/ndlr), sa présence sur l'Arc de Triomphe quelques jours avant le 14 juillet pour la répétition du 14 juillet, etc. Mais aussi avoir eu les honneurs des réseaux sociaux du ministère des Armées, le 14 juillet, illustré d'une photo où il arbore son éternel sourire. Il quitte donc la division cohérence capacitaire (COCA pour les initiés) de l'EMA (commandée aussi en son temps par un certain Jean-Philippe Rolland), après avoir aussi fréquenté et manifestement marqué le BPlans de l'EMAA, ainsi que, déjà, l'état-major particulier de la présidence, comme adjoint Air.
 

Tchad, Afghanistan, Avord, DGRIS

Agé de 50 ans, il a été breveté pilote de chasse en 1990. Il opère à l’Alsace, sur Mirage F1CT, est déployé à six reprises au Tchad et en RCA et intègre, en 2002, à seulement 33 ans, son premier poste politico-militaire à la direction aux affaires stratégiques (DGRIS aujourd’hui). En sortie, il fait son école de guerre en Espagne, puis passe sur Mirage 2000D, au 2/3 Champagne. Il est déployé en Afghanistan en 2006 et 2007, avant de rejoindre le bureau Plans de l’EMAA en 2008. En 2011, il est au commandement de l’OTAN comme adjoint pour la stratégie aérienne de l’opération Unified Protector en Libye. En 2012, on lui confie une des trois bases aériennes à vocation nucléaire, Avord. En 2015, il rejoint la DGRIS avant d’arriver à l’EMP, alors commandé par l’amiral Bernard Rogel. En sortie, il devient chef de COCA, qu’il ne commandera qu’un an avant de rejoindre le cabinet de la ministre.

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Letellier | 14/08/2020 12:20

J'aimerais connaître plus d'informations concernant la marine nationale

Lenny | 15/08/2020 14:56

Un sacre chef, ayant servi sous ses ordres en operation exterieur il a su tirer le meilleur de nous meme, en nous accordant sa confiance. Un General qui a marque par l'adesion de chacun de nous. C'est une excellente nouvelle pour les armees francaises que d'avoir un tel chef.

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