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Le lanceur Ariane 6 définitivement engagé © ESA/Stéphane Corvaja

| Pierre-François Mouriaux

Le lanceur Ariane 6 définitivement engagé

L'Agence spatiale européenne a confirmé ce matin l'engagement total du développement d'Ariane 6, en signant avec Airbus Safran Launchers et le Cnes un avenant aux contrats d'août 2015.

Décidé politiquement le 2 décembre 2014 lors du Conseil ministériel de l'ESA de Luxembourg, le programme Ariane 6 s'était traduit le 12 août 2015 par deux grands contrats passés par l'ESA.

Airbus Safran Launchers, désigné maître d’œuvre du programme, avait reçu un premier contrat de développement, incluant un engagement ferme d’environ 680 M€ ; le Cnes, opérateur du Centre Spatial Guyanais depuis 1968, s'était vu confier la construction de l’Ensemble de Lancement Ariane n°4, dans le cadre d’un contrat de 600 M€.

Suite à la revue d'étape du 13 septembre dernier, durant laquelle le Conseil de l'ESA a validé la poursuite du programme Ariane 6 (à l'unanimité), deux avenants aux contrats d'août 2015 ont été signés ce matin au siège de l'ESA. Etaient présents Jan Woerner (directeur général), Alain Charmeau (président exécutif d'Airbus Safran Launchers), Jean-Yves Le Gall (président du Cnes) et Thierry Mandon (secrétaire d'Etat en charge de l'Enseignement supérieur et de la Recherche).

Le premier avenant, signé avec Airbus Safran Launchers, engage définitivement le développement, l’industrialisation et l'exploitation du nouveau lanceur lourd européen, dans ses versions 62 et 64. Il permet d’engager l’ensemble des 2,4 Md€ prévus, soit 1,7 Md€ d’ici 2023.

Le second avenant autorise l’affermissement en totalité du contrat initial signé avec le Cnes.

J-1 500.

« Le compte à rebours est lancé, a déclaré Thierry Mandon. Dans 1 500 jours, Ariane 6 s’élèvera de Kourou, symbole de l’accès autonome de l’Europe à l’espace et de la réussite de toute l’industrie européenne. »

« Grâce à la confiance et au soutien des représentants de l’Agence spatiale européenne et de ses Etats membres, l’industrie a tenu ses engagements et démontré ses capacités à exercer son rôle d’autorité de conception et de responsable industriel, a pour sa part commenté Alain Charmeau. Nous avons respecté les objectifs fixés en terme de délais et de qualité et allons pouvoir continuer, grâce à l’organisation industrielle mise en place en un temps record, à développer un lanceur flexible, modulaire et compétitif qui volera en 2020. Notre engagement, ainsi que celui de l’ensemble de nos partenaires industriels européens, montre notre détermination à fournir à nos clients, qu’ils soient institutionnels ou commerciaux, un lanceur toujours aussi fiable, plus compétitif et adapté à l’évolution d’un marché spatial en pleine mutation. »

Quand à Jean-Yves Le Gall, il a ajouté : « Ariane 6 est aujourd’hui plus que jamais sur les rails, avec à la clé l’assurance pour l’Europe, de maintenir sa position de numéro 1 mondial sur le marché des lancements commerciaux, conquise de haute lutte depuis 35 ans. Mais c’est aussi un signal fort envoyé, qui montre la volonté inébranlable des Etats, des agences et des industriels de tout mettre en œuvre pour réussir, ensemble, le développement d’Ariane 6. »

 

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