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Aviation Civile
Tarifs aéroportuaires : le SCARA en appelle à l'Etat
Tarifs aéroportuaires : le SCARA en appelle à l'Etat
© ADP

| HEGUY Jean-Baptiste

Tarifs aéroportuaires : le SCARA en appelle à l'Etat

Le syndicat représentatif de compagnies aériennes s'étonne que l'ART continue à valider des hausses de redevances aéroportuaires (notamment pour ADP et Marseille), alors que le trafic passagers a chuté de 70%.

Le SCARA (Syndicat des compagnies aériennes autonomes) ne désarme pas contre la hausse des redevances aéroportuaires. Alors que le poids de la crise du transport aérien international continuent d'impacter très fortement les compagnies aériennes, le SCARA s'étonne que l'ART (Autorité de régulation des Transports) puisse valider des hausse de redevances sur certaines plateformes aéroportuaires. 

Hausses validées à Paris et Marseille

"Alors que le transport aérien traverse la pire crise de son histoire, les augmentations de tarifs de redevances aéroportuaires payées par les compagnies aériennes continuent d'être homologuées par l'Autorité de régulation des Transports (ART). Après avoir homologué l'augmentation de tarifs de 2,5% d'ADP, l'ART vient d'homologuer une augmentation de tarifs de 3,1% pour l'aéroport de Marseille ; augmentation refusée pour l'aéroport de Lyon. Ces nouvelles augmentations de tarifs des redevances aéroportuaires démontrent que la régulation économique n'est pas adaptée à une crise forte et conduit à prendre des décisions totalement déconnectées de la réalité économique d'aujourd'hui", considère le SCARA. Déjà, à la mi-janvier, le SCARA s'était déjà étonné avec la FNAM (Fédération nationale de l'Aviation Marchande) de la validation de la hausse de 2,5% des redevances pour ADP. 

"Alors que le trafic passager a chuté de 70%, comment est-il possible d'augmenter encore plus les charges des compagnies aériennes ?", s'étonne le syndicat. "Les décisions de l'ART s'appuient sur des textes qui énoncent que, dans certaines circonstances, des augmentations de tarifs inférieures à 5% peuvent être considérées comme "modérées". Ces textes, dans la situation de crise actuelle, obsolètes et leur application stricte contribue à mettre encore plus en danger les compagnies aériennes". 

Plus impliquer l'Etat et les actionnaires

Le SCARA en appelle ainsi aux actionnaires des aéroports, pour qu'ils "soutiennent la trésorerie des aéroports en période de crise en absorbant les pertes liées à la baisse de trafic et à l'Etat pour "qu'il accepte de d'appliquer l'article 74 du cahier des charges des concessions aéroportuaires qui prévoit qu'en cas de disposition législative ou réglementaire nouvelle ou d'événement relevant de l'imprévision ou de la force majeure, de nature à bouleverser l'équilibre économique de la concession, le ministre chargé de l'aviation civile et le concessionnaire arrêtent d'un commun accord la compensation à apporter, pour rétablir l'équilibre économique de la concession". Le SCARA exhorte aussi l'Etat "pour qu'il participe à la prise en charge du coût des infrastructures aéroportuaires non utilisées du fait de la crise sanitaire" et "pour qu'il ouvre avec les compagnies aériennes une réflexion sur un nouveau mode de financement des infrastructures stratégiques que sont les aéroports". 

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