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Un robot américain sur la Lune en 2023
Un robot américain sur la Lune en 2023
© Daniel Rutter / NASA Ames

| Pierre-François Mouriaux

Un robot américain sur la Lune en 2023

La Nasa poursuit son impressionnante série de commandes d’engins lunaires. Le 11 juin, la société Astrobotic s’est vue attribuer un juteux contrat pour déposer un chercheur d’eau mobile au pôle Sud de notre satellite naturel.

Rescapée du Google Lunar XPrize

La société Astrobotic Technology avait été fondée en 2007 au sein de l'université Carnegie-Mellon à Pittsburgh, en Pennsylvanie, au moment du lancement du concours Google Lunar XPrize (GLXP).

Celui-ci devait récompenser les équipes privées qui parviendraient à déposer sur la surface lunaire des robots capables de parcourir au moins 500 m, et de transmettre vers la Terre des images en haute définition et des données.

Le concours fut abandonné début 2018, faute de vainqueur. Mais les équipes les plus avancées décidèrent de poursuivre l’aventure, dont Astrobotic.

 

Soutien constant de la Nasa

Initialement, le projet d’Astrobotic consistait à expédier vers la Lune un robot mobile de 13 kg.

Mais l’atterrisseur évoluant jusqu’à pouvoir embarquer 475 kg de matériel, la startup s’était finalement associée avec SpaceX pour proposer de transporter les concurrents du GLXP jusqu’à la Lune.

Dès 2008, Astrobotic reçut le soutien de la Nasa pour différentes études, son atterrisseur Griffin bénéficiant en particulier de l’initiative Lunar Catalyst, entre 2014 et 2019.

En mai 209, Astrobotic fit partie des trois sociétés privées retenues dans le cadre du programme Commercial Lunar Payload Services de la Nasa pour déposer 28 charges utiles scientifiques et technologiques sur la Lune d’ici l’été 2021.

Pour l’occasion, Astrobotic a proposé une nouvelle version de son atterrisseur, Peregrine, lancé vers le Lac de la Mort à l’occasion du vol inaugural du Vulcan Centaur d’United Launch Alliance.

 

Une voiturette de golf sur la Lune

Le nouveau contrat entre Astrobotic et l’agence spatiale américaine a été officialisé le 11 juin.

Il s’élève à 199,5 M$, lancement compris.

Il concerne une seconde mission de Peregrine, qui devra embarquer le premier robot mobile lunaire autonome de la Nasa, baptisé Viper (Volatiles Investigating Polar Exploration Rover).

Ce chercheur de glace d’eau de la taille d'une voiturette de golf devra être déposé au pôle Sud de notre satellite naturel fin 2023.

Il devrait parcourir une distance d’environ 20 km, malgré les conditions d’éclairage difficiles et les températures extrêmes, mais également forer le sol jusqu’à 1 m de profondeur.

L’objectif est de dresser la première carte des hautes concentrations de glace d'eau de la région, notamment dans la perspective d’une installation durable d’astronautes.

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